Il y a une pratique qui me fascine depuis que j'en ai entendu parlé il y a quelques mois : c'est l'hygiène naturelle. A bien y réfléchir, j'aurais pu choisir de tout simplement ne pas mettre de couches à Vincent, comme le fait soit disant 60% de l'humanité. Je dis "soit disant" car cela me paraît énorme et je crois qu'il est très courant de se bricoler une couche lavable avec des bouts de chiffons. Cela dit, je veux bien croire que de très nombreuses mamans pratiquent avec succès l'HN de part le monde.
Je vous le dit d'emblée: je n'ai pas lu les quelques rares bouquins qui traitent du sujet, mais j'ai entendu des témoignages de mamans qui ont adopté cette pratique.
En quelques mots, l'HN consiste à être à l'écoute des besoins de son bébé et d'apprendre à repérer les signes annonçant que le bébé va faire ses besoins pour y remédier au plus vite.
En fait, ce n'est une révélation pour personne: les enfants n'aiment pas les couches (lavables ou non)? Mais ils n'aiment pas non plus être mouillés ou avoir les fesses crottées? Donc ces petits êtres dont on sous-estime souvent les capacités, sont en fait capable dès leur plus jeune âge (quelques semaines) de manifester par des mimiques leur envie de se soulager. Pour cela, il faut un élément indispensable: une maman disponible 100% du temps et réceptive à ces signaux parfois très discrets? doublée d'une pro de la serpillière.
Mais cela marche, je vous assure. Les bébés élevés sans couche comprennent très vite qu'ils seront mis sur le pot, tenus au dessus du WC ou du lavabo quand ils vont froncer les sourcils ou pousser un petit cri spécifique par exemple. Et si la maman est conséquente dans sa pratique, bébé prendra confiance et fera d'autant mieux signe au moment opportun. Cela n'exclu pas de petites grèves temporaire de l'hygiène, mais généralement, le retour à la normal s'opère toujours si le couple maman-bébé est toujours prêt à coopérer. Dur dur de ne pas se décourager dans ces moments là, sans parler de la pression de l'entourage pour qui vous passez pour être encore plus maso que Dobby (l'elfe de maison d'Harry Potter).
Pour Vincent, j'ai découvert cette pratique trop tard, mais de toute façon, nous n'aurions pas pu la mettre en ?uvre vu que Vincent est gardé 3 jours/semaine.
Néanmoins, nous avons trouvé notre façon de faire de l'hygiène naturelle, basée davantage sur la loi de l'offre que sur celle de la demande.
Concrètement, depuis que Vincent sait se tenir debout, je lui propose à chaque change soit le pot (ce qui a marché surtout au début, vers ses 11 mois), soit la baignoire (je lui lave les fesses presque à chaque change dans la baignoire), soit depuis quelques semaines, le WC des grands (mais attention! Monsieur ne veux pas avoir les fesses en contact avec la lunette des WC, il faut le tenir).
Presque à chaque fois, il urine. Je sais qu'il se retient notamment au réveil, car même s'il joue ou qu'il tète avant que je ne lui enlève sa couche, il sait que je vais le mettre au pot ou au WC, c'est une règle d?or que nous avons instaurée. Donc il n'inonde pas sa couche, mieux encore, la couche de la sieste est presque toujours sèche. Je ne le félicite pas s'il fait au WC car je veux qu?il considère que cela est normal, mais je lui dis que je suis contente car c'est moins de travail pour maman que de faire dans la couche.
Ceci explique aussi accessoirement pourquoi je n'ai pas quasiment de fuites avec mes couches lavables, 50 % des pipis et kk sont interceptés avant. Enfin à nuancer quand même car la nounou ré-accepte les lavables (grande nouvelle), et elle n'a pas de fuite non plus bien qu'elle ne propose pas le pot.
Vincent signe quand il fait kk en tapant sur sa couche et en disant "dada" (il ne sait toujours pas prononcer le son "k"), mais en général, c'est trop tard, le temps d'enlever le pantalon, le body, la culotte,
au moment où ça m'arrange le plus. Je joue un peu la facilité, mais bon c'est déjà pas mal je trouve! C'est en tout cas une bonne chose pour l'apprentissage de la propreté que de l'inciter à faire ses besoins ailleurs que dans une couche. Il sait bien que c'est d'une part amusant de se voir faire pipi et d?autre part plus confortable pour lui d'être propre.
En tout cas, cela me paraît complètement débile d?attendre qu?un enfant puisse maîtriser ses sphincters pour lui proposer le pot (soit vers 18 mois). Aller, encore un argument marketing pour nous faire acheter des Pampers?
Pas toujours évident d'impliquer le papa dans le portage de nos petits. Certains sont plus ouverts que d'autres et ne voient pas le problème à porter leur bébé dans l'écharpe, d'autres pensent au contraire que c'est un accessoire féminin et trop compliqué à utiliser… C'est le cas hélas d'Eric, l'heureux papa de Vincent. Mais bonne nouvelle: ça se soigne :-)
Pour lui spécialement, je suis partie à la recherche d'un bon porte-bébé souple devant remplacer l'accessoire de torture Baby Bjorn qu'il affectionnait pourtant.
| Mon choix s'est porté sur le modèle Patapum (couleur "sable" comme sur la photo), la gamme des porte-bébés souples n'est d'ailleurs pas très étendue. Par ailleurs, ayant essayé l'Ergo le temps d'une ballade de 2 heures, je peux pous dire qu'il n'y a pas de grandes différences entre ces deux modèles. La ceinture de l'Ergo est plus souple et donc rend le portage plus agréable. De plus, il a une poche sur le devant qui permet de ranger l'accessoire pour maintenir la tête du petit. Il est donc un peu mieux fini que le Patapum, mais à mon humble avis, je ne crois pas que cela vaille la différence de prix (20€ environ). |
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L'installation tout seul demande une certaine dextérité et de la souplesse au niveau des bras. En portage de face, il est assez difficile de fermer le clip au niveau du cou, surtout avec un bébé lourd et qui gigote sur le ventre.
Sur le dos, c'est un peu plus difficile qu'avec l'écharpe car on peut s'emméler les pinceaux dans les brides. Vincent a déjà failli tomber une fois lorsque je l'installais à cause de ce problème (plus de peur que de mal heureusement!).
| Enfin, il faut faire entièrement confiance aux clips plastiques. A l'usage, je fais plus confiance au tissu de mon écharpe qu'à mon Patapum. J'ai fait du vélo quelques fois avec Vincent sur le dos en Patapum (Hollande oblige) et franchement, j'avais tout de même en arrière pensée l'angoisse que les clips lâchent (mêm si je sais qu'ils sont testés et approuvés). En écharpe, j'y allais en toute confiance. Depuis, on a un siège vélo, la question ne se pose plus. | ![]() |
En conclusion, le Patapum n'est pas indispensable mais il "dépanne bien". En plus son prix n'est pas excessif comparé aux autres porte-bébé (compter 60€). J'ai financé le mien en revendant mon Baby Bjorn nouvelle génération quasi neuf … et ce n'est pas sans mauvaise conscience que j'ai remis ce truc mal fichu sur le marché, croyez-moi!...
On continue sur notre lancée des vidéos de portage avec aujourd’hui un sujet qui va en intéresser plus d’unes, je prends les paris :-) : le portage en écharpe sur le dos.
Je n’ai moi-même réussi à porter Vincent sur mon dos correctement que vers le mois de juin, soit 8 mois après avoir commencé le portage, suite je dois dire, à des cours de portage que j’ai suivi pour devenir monitrice. Au début, on a trop tendance à se concentrer sur la technique du nouage à proprement parlé et on oublie de sentir ce que l’on fait. On se crispe, on a peur de laisser tomber bébé (chose la plus horrible qui pourrait nous arriver, n’est-ce pas?), on fini en nage, le dos courbé avec le petit noué tant bien que mal, on n’ose pas se relever, et on fini par ranger cette fichue écharpe en se disant qu’on n’y arrivera jamais. Je connais, je suis passée par là ;-) Il est intéressant de travailler sa technique avec une poupée ou un nounours afin de pouvoir faire les gestes de manière sure. Mais cela dit, une poupée ne sera jamais aussi souple et aussi lourde qu’un enfant.
Et encore, ce n’est pas pendant les cours que j’ai réussi, c’est peu après, lorsque je me suis entrainée chez moi tranquillement.
La clef pour réussir ce portage, comme tous les portages dans le dos sans aide, c’est d’abord la confiance en soi.
Rien ne remplace donc l’entrainement avec son enfant (au dessus d’un lit au départ et avec un miroir) pour faire l’expérience du poids du bébé, de ses mouvements, du changement d’équilibre, de la répartition harmonieuse du corps de l’enfant sur le dos du porteur (quoi de plus désagréable que d’avoir les genoux du petit dans les reins).
Je le répète: il faut une bonne dose de confiance en soi et ce n’est qu’avec de l’entrainement que la mise au dos et le nouage deviendront des automatismes. Dans tous les cas : la sécurité de l’enfant est primordiale, il ne faut le faire que si on s’en sent capable. Et sachez le : il n’y a pas de raison que cela ne marche pas, même moi j’y suis arrivée et pourtant, je ne suis pas téméraire pour un sous, cela prend plus ou moins de temps avant d’avoir le déclic.
Le portage dans le dos est un des modes de portage les plus naturels : la cambrure du dos de l’adulte s’adapte parfaitement à celle de l’enfant (pas besoin de se cambrer soit même pour compenser), il y a peu de déséquilibre induit par ce portage contrairement au portage ventral, le champs de vision du porteur est libre (pratique pour monter les escaliers), de même on a une plus grande liberté de mouvement, on peut enfin vaquer à des occupations passionnantes telles que le ménage ou
Bébé et bambins peuvent donc être portés de cette manière et ils bénéficient d’un point de vue privilégié sur les activités de l’adulte, un poste d’observation idéal, bien au chaud, bien confortable, du haut duquel on peut même se laisser aller à un petit somme sur l’épaule de maman (ou papa).
Le seul petit bémol que je mettrais au portage dans le dos, c’est que le contact visuel est difficile, sauf si on se poste devant un miroir, difficile d’ajuster le bonnet, de moucher le nez si nécessaire. Vincent qui adore faire des signes est un peu frustré quand même car je ne peux pas tout voir et il ne peux pas me voir signer non plus. Gare aussi au tirage de cheveux, je crois que les petits portés passent toujours par cette période… seule solution : le chignon haut et bien serré.
Il n’y a pas d’âge « minimal » pour débuter, certaines mamans africaines débutent très très tôt la mise au dos, je préfèrerais personnellement débuter quand bébé peut tenir sa tête tout seul, ce qui, pour un bébé qui est beaucoup porté en position grenouille par exemple, est relativement tôt, vers 5 ou 6 semaines (je parle d’expérience car Vincent était comme cela). A voir… je ne sais pas si le moment venu j’aurais envie de mettre un bout de chou de quelques semaines sur le dos.
Bon trêve de blabla, voici comment je suggère de débuter la mise au dos (ce n’est qu’une méthode parmi d’autres, mais que je trouve bien pratique). Il s’agit d’emballer son enfant dans ce que j’appellerais un petit baluchon ou un nid de cigogne…
N'oubliez pas de mettre le son car les vidéos sont commentées.
Puis voici la mise au dos proprement dite et le nouage. Je crois que mes commentaires dans mon film se passent d’explications, sinon, dites le moi, j’étofferai mon article.
En tout cas, bon portage à toutes et j’espère avoir un petit peu aidé celles qui s’arrachent les cheveux avec le portage en écharpe sur le dos ! A très bientôt pour de nouvelles vidéos de portage :-)