Revoilà Vincent, le cascadeur amateur, qui a décidé d’écrire la première page au chapitre des accidents
domestiques de la famille.
Vendredi 7 juin, onze heure quarante cinq : A califourchon sur le dossier, le voilà qui pilote sa moto virtuelle, attention, virage à gauche, virage à droite, serré, très serré, puis…
patatra, la moto bascule, le pilote est à terre… Ooooiiiinnnn, aaaaíííííííííeeeee, aíe, aíe, aíe, ouille, ouille, ouille !!! Les larmes roulent, le nez dégouline … Le pilote se tient le
bras, c’est là que ça fait mal ! Non, le bisous n’aide pas, on peu en faire encore et encore, mais non, ça ne passe pas. Le bras sous l’eau froide non plus. Il a le bras pendant, mais peut
le bouger quand même (mais ne s’en sert pas).
Midi quinze: on file chez le médecin, Léonore sous le bras. Le pilote résiste, il ne veut pas franchir la porte du cabinet du gentil médecin, il faut le supplier, parlementer, puis le
saisir par le col et le menacer de se fâcher très fort pour qu’il rentre. Là l’assistante, aimable comme une porte de prison, nous dit que c’est la pause. Les pilotes blessés n’ont qu’à
téléphoner avant pour prendre rendez-vous, non mais oh on ne se pointe pas comme ça chez le médecin ma petite dame (c’est la Hollande, ça). Bon il n’est pas en danger de mort non plus. Rdv pour
13 :30.
Treize heure trente : Le pilote requinqué par une micro-sieste et mieux disposé est reçu par le médecin. Sympa, il s’excuse de ne pas avoir pu nous recevoir avant car il était en
tournée (J’acte. Ca lui aurait arracher la g..le à l’assistante qui dire la vérité ???). Le pilote montre son bras. Courageux. Vincent raconte son accident et le Doc l’examine, Hum hum …
plie le petit coude blessé et soudain, plop ! Le pilote grimace et tourne la tête vers sa maman, il retient ses larmes.
Le Doc est tout content : la luxation du coude est terminée. Alors ça va mieux Vincent ? Le pilote dit que non. Le Doc doit se dire que le pilote est bien doué pour la
comédie car des fractures chez les enfants, c’est selon la science exacte Médecine, TRES RARE.
Bref, le pilote rentre à l’écurie, il ne se plaint pas.
Samedi 8 juin, midi trente. Le pilote rentre de sa pyjama party chez opa et oma (il n’a pas voulu reporter son invitation à dormir chez eux) mais son bras est maintenant gonflé... Un crochet
par Corien, la voisine infirmière qui confirme qu’il faut aller à l’hôpital.
Quartorze heure trente : rdv à Hoorn (là où Vincent est né). Le pilote ira accompagné de son papa car on ne va pas imposer une longue visite au Virussodrome à Léonore, trop bien
portante ;-) Radio et tout le tintouin et… plâtre (à l’ancienne).
Un os dans le coude serait bel et bien cassé (lequel ? je ne sais pas exactement et le papa n’a pas
posé de questions). Il en a au moins pour 4 semaines de plâtre le bichet.
Il est tombé sur un médecin fan de foot à l'hôpital... Selon l'inclinaison de son bras, il peut supporter la France ou la Hollande. |
On le bichonne bien ce petit. Là on le promène en barque devant la maison (vu qu'on est au bord du canal. |
Epilogue
:
Les deux premiers jours et nuits avec le plâtre et l’écharpe ont été un difficiles, mais maintenant, Vincent s’est bien habitué. Il dit qu’il a un peu mal, mais dans l’ensemble, ça a l’air d’aller. Il retourne même à la crèche , où il est Dieu merci, accepté. Par contre pas de piscine pendant 4 semaines au moins ! Dommage, il venait de reprendre les bébés nageurs avec Léonore et avait le droit de faire tous les exercices avec le Aaron, le maître-nageur (son héros).
Enfin, on en saura plus après les radios d’ici une semaine !
Tout se passe toujours à merveille avec Léonore et son grand frère Vincent.

Bébéonore pousse toujours bien, et ses jolies robes d'été ne cachent rien de ses bons gros cuissots de bébé allaité. Elle a fait son entrée à la crèche (2 jours/semaine) depuis début avril, et
tout se passe aussi pour le mieux.
Je me félicite tous les jours d'avoir découvert le portage et je savoure la liberté que cela m'apporte. 
Léonore est ainsi facilement transportable absolumment partout. Dès l'âge de 4 semaines, je l'ai emmenée en ballade une journée entière au zoo, elle a fait du
bateau-mouche, des excursions à A'dam, des après-midis shopping, du vélo dans l'écharpe. A 6 semaines, premières vacances en Normandie: elle a suivi sans problème à Center Parcs, a trempé
ses minis doigts de pied dans la pataugeoire et a guetté son frère à la sortie du tobbogan dans l'écharpe blottie contre sa grand-mère.
A 3 mois et demi elle revient d'un périple en train (et toujours sans poussette) A'dam-Côte d'Azur et a fait sa première sieste à l'ombre du parasol bercée au son des vagues de la
Méditerrannée. Elle a gouté aux joies du Thalys, du TGV et même du RER parisien (quel est le taxi qui pourrait transporter en toute sécurité une maman accompagnée de 2 enfants en bas
âge???). Le tout sans problème... La poussette n'est pas une option envisageable lorsqu'on voyage seule avec 2 petits et des bagages...

Tout cela est grandement facilité par le portage qui me permet de me déplacer où bon me semble. Léonore peut en toute sécurité dormir sur mon dos, observer ce que je fais (mon dos est son
poste d'observation favori), ce qui se passe autour d'elle, se bercer, et tout cela contribue à la sécuriser et à l'éveiller en lui montrant ce qu'est le monde. J'ai râlé après le papa pour qu'il
installe notre beau parc en bois dans le salon et finalement, à part être le squatt des chattes, je n'en n'ai pas trop l'utilité, car Léonore pleure dès qu'elle y est.
Pour ma part, grâce au portage, je peux m'occuper davantage du grand frère car j'ai mes deux mains libres et pas de bébé stressé dans la pièce.
J'ai d'ailleurs porté Léo sur le dos dès ses 10 jours et cela s'est très passé. J'ai suffisamment d'assurance pour l'installer correctement et veiller à ce que le pan arrière de l'écharpe lui
mantienne bien la tête. Ce n'est vraiment pas compliqué à faire. A la maison quand Léo est portée, j'ai un contact visuel fréquent avec elle car on passe souvent devant des miroirs et elle réagit
tout de suite en me faisant de grands sourires.
L'écharpe de portage est devenue indispensable à notre quotidien. Je ne compte pas les heures que la petite y passe, mais c'est très souvent.
Je ne me fais toujours pas au sling, le portage assymétrique ne me vaut rien et impossible pour moi d'allaiter dans le sling (ou l'écharpe d'ailleurs). En revanche le portage sur la
hanche avec ma Storchenwiege est beaucoup plus confortable et supportable sur une longue durée pour moi.
Durant les dernières vacances dans le sud, j'ai re-porté Vincent aussi sur le dos pour l'emmener chez le coiffeur en ville (2 km A-R) sous la chaleur. J'ai été surprise de
constater à quel point ses 13 kg sont encore amplement supportables (en sac à dos) et finalement on y a repris goût depuis (alors que j'avais arrêté de porter Vincent il y a un an
pour cause de grossesse). Hélas, je n'ai qu'une seule écharpe et je ne peux pas installer le frère et la soeur ensemble sur le dos (quoique?!!! mdr).
Voilà pour aujourd'hui!
Biz,
Annabel.