Comme temps file, et le compte à rebours avant la fin de la période bénie d’enfant unique de Vincent a commencé.
Demain déjà (le 19/12), début de mon congé maternité et retour au bureau en principe le 21 avril (je dis en principe car si j’accouche plus tard que le 26/01, j’aurais droit à un allongement).
Aujourd’hui, c’est le dernier jour de Vincent chez sa nounou, laquelle a trouvé un travail fixe. Elle aura accompagné les lundis et mardis de Vincent pendant 2 ans. C’est donc une page qui se tourne, évidemment avec un peu de tristesse pour tout le monde. Vincent a choisi des fleurs pour lui faire un beau bouquet ce matin, qu’il lui a donné tout fier en arrivant. Mais il ne réalise pas trop ce qui ce passe.
Il ira avec sa frangine dans une des crèches du village où je l’ai inscrit à partir de fin avril. En attendant, il va passer toute la période de mon congé maternité à la maison, en gardant tout de même ses activités du mercredi (salle de jeux le matin et grand-mère paternelle l’après midi). J’espère pour moi que ce n’est pas un mauvais choix que de ne pas vouloir le mettre à la crèche plus tôt. Je ne le saurais que quand la petite sera là. Si je vois que je suis débordée avec la titedeuz, il sera toujours temps de changer mes plans et de demander l’aide d’Oma, voire de le mettre à la crèche avant la date prévue.
Sinon, Vincent commence aussi à moins téter, peut-être est-il en train de se sevrer ? J’aimerais bien car, à près de 8 mois de grossesse, ce n’est pas que cela me dérange ou que ce soit douloureux (loin de là), c’est plutôt que j’ai un peur du co-allaitement surtout si la petite est du genre à exiger des tétées de plusieurs heures par jour comme son frère quand il était nourrisson, me bloquant sur le canapé quasiment toute
Enfin c’est lui qui a les cartes en main, j’ai arrêté depuis 2 semaines de lui proposer de venir téter. On verra s’il se sèvre tout seul, ou s’il a simplement « oublié » de téter depuis 2 jours (c’est la première fois que cela arrive).
Concernant ma grossesse maintenant, je commence à me préparer plus sérieusement à mesure que l’échéance se rapproche. Surtout que j’ai prévu un accouchement à domicile.
Beaucoup de mamans Hollandaises accouchent à domicile, c’est ici la norme et tout est organisé en conséquence. Le suivi de grossesse est beaucoup moins médicalisé d’ailleurs : une prise de sang en début de grossesse et basta, pas de test d’urine, pas de toucher, pas de rdv avec un anesthésiste. C’est très très light pour une grossesse normale, et ça me va bien comme ça (ce qui est loin d’être le cas de toutes les Françaises vivant comme moi au pays des tulipes).
Le suivi est assuré uniquement par une sage-femme, et l’accouchement à la maison est complètement encouragé. Si on veut accoucher à l’hôpital sans motif médical, il faut mettre la main au porte monnaie (pas de beaucoup, mais quand même, ça veut dire ce que ça veut dire…). Et si tout se passe bien, on ne passe pas plusieurs jours à l’hosto, juste quelques heures et ensuite retour à la maison pour tout le monde (avec 44h d’aide à domicile par une puéricultrice réparties sur 8 jours).
Inutile de préciser que la péridurale n’est pas la norme, il faut souvent se battre pour l’obtenir, et encore, il n’y a pas toujours d’anesthésiste disponible, si le travail est un peu avancé, c’est NIET, et j’aurais tendance à penser qu’il vaut mieux avoir cette péri en France (où elles se font à la chaîne) qu’en Hollande où c’est nettement moins courant. De toutes façons, je ne souhaite pas de péridurale, c’est trop risqué, et nocif (et contre mon projet d’accouchement le plus naturel possible). C’est un peu comme prendre l’hélicoptère pour monter au sommet de la montage, je préfère grimper à pied. Et reprendre une vie normale juste après avoir accouché (4 heures après mon premier accouchement, je grimpais les escaliers et servait le café à mes premiers visiteurs) tant qu’à faire.
Bref, lors de l’accouchement à la maison, on dispose bien sûr d’une sage-femme entièrement pour soi, plus d’une puéricultrice pour l’assister. Au moindre problème, on part avec la sage-femme pour l’hôpital (dans sa voiture) ou en ambulance si besoin. Les statistiques montrent que les risques pour la mère et l’enfant sont très faibles pour les ADD (les accouchements à risque se font d’office à l’hôpital).
L’avantage est que l’on accouche dans son environnement familier, on contrôle le bruit, la lumière, les personnes présentes, bref tout ce qui peut nous déranger (ça accélère le travail, c’est plus facile de lâcher prise), on peut plus facilement se mettre en condition. En plus, il y a de fortes chances que Vincent puisse rester chez nous et faire connaissance rapidement avec sa petite sœur. Si bien sûr je vois que vous que l’accouchement est vraiment trop dur, je l’enverrais chez nos voisins, mais à priori, je préfère le savoir pas trop loin.
J’ai prévu un ballon Pilate pour me soulager durant les contractions, et la sage-femme apporte de son côté un tabouret d’accouchement (à tester). Je n’ai pas la possibilité de suspendre une écharpe de portage au plafond, dommage, ça m’aurait plu. Si j’avais voulu accoucher dans l’eau et à domicile, c’était possible aussi auquel cas, il faut louer une petite piscine spéciale. J’arrête là, je risque de déclencher un flot de Françaises enceintes venant migrer aux Pays-Bas…
Voici aussi les quelques bouquins que j’ai commandé pour me préparer (pas encore tous reçus donc je ne peux pas en parler):
« Accouchement, naissance : Un chemin initiatique » de Martine Texier (pas encore reçu, mais je pense trouver de bons conseils et des techniques de yoga pour gérer la douleur).
« Pour une naissance à visage humain » de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau (ce livre me semble indispensable pour la préparation d’un ADD)
« Pilates pour femme enceinte » de Shirley Coillot (pas encore reçu non plus, et un peu tard pour m’y mettre mais bon, je cherche des exercices à faire avec mon beau ballon bleu et connaître cette méthode dont tout le monde me vante les louanges…
« L'hygiène naturelle de l'enfant : La vie sans couches » par Sandrine Monrocher-Zaffarano. Super bouquin, on va (essayer) de s’y mettre ! Mes langes à lacets ne s’enlèvent pas si facilement que ça, faut voir comment on peut répondre aux besoins de la miss au mieux. Affaire à suivre sur le blog en tous cas !
Doudous et poupées à faire soi-même de Marianne Beauquin : ça, c’est un auto-cadeau que je me fais pour Noël, car je ne vois pas qui aurait spontanément l’idée de me l’offrir ;-)
Pour Vincent bien sûr (je ne cite pas la quantité énorme de bouquin que Monsieur me fait acheter, je ne cite que ceux destinés à le mettre en condition dans son rôle de grand frère):
« Et dedans, il y a … » et la suite: « Et après, il y aura… » de Jeanne Ashbé. Ce sont des livres très bien faits (avec des petits volets à soulever) et dessinés au feutre un peu grossier. Vraiment très originaux et instructifs.
Voilà pour aujourd’hui. Je vous souhaite à tous d’heureuses fêtes de fin d’année. Pour nous, ce sera des vacances aquatiques puisque l’on va en famille à Center Parcs (je n’abuserai pas des toboggans, à 8 mois bien sonnés de grossesse). Youpi !!!